Regard francophone sur mon voyage...

Première frontière

28 novembre 2014

 

Je l'ai traversé si souvent cette frontière, été comme hiver, pour aller randonner dans les Adirondacks. Mais cette fois ci, malgré les airs de familiarité. Elle représente surtout le début du reste de ce grand continent que je m'apprête à parcourir. Petit pause donc, afin de méditer sur cette transformation de symbole qui relit et sépare à la fois des pays et un continent.

 

Une équipe

27 novembre 2014

 

Le grand départ en compagnie de l'équipe chez Laval Moto qui m'ont appuyé dans la préparation mécanique de ma motocyclette pour ce long périple à travers le continent. Rashid, le propriétaire m'a également offert le beau manteau dont les couleurs s'harmonisent à merveille avec ma moto!

 

 

Compagne de route

14 novembre 2014

 

Je vous présent ma Suzuki V-Strom 650, du haut de ses 10 ans et 80 000 kilomètres.

 

Elle a donc du vécue acumulé depuis bien avant que je l'ai rencontré, ayant notamment chanté des airs de nordicité au Yukon et en Alaska avec son précédent propriétaire, un chic type dans la soixantaine qui n'a pas manquer de m'inpressioner de par son esprit d'aventurier inlassable (aller-retour Montréal-Fairbanks).

 

Enfin, après plusieurs semaine d'analyse et de recherche dans les annonces classés. C'est avec joie que je me lie avec celle qui sera ma compagne pour cette prochaine année! 

Mon choix de partir

12 novembre 2014

 

Une bonne amie de longue date, perdue de vue par la distance des saisons qui défilent, mais envers qui j'éprouve à la fois estime et confiance me lança à nos récent retrouvailles: "Quel projet! Mais.. dit moi Jimmy, est-ce que tu fuis quelque chose.. où quelqu'un par hasard? Est-tu en peine d'amour?"

 

Cette question me projeta vers une introspection à la fois intense et spontanée. Serais-je, sans m'en rendre compte, en train de réaliser un projet essentiellement égoïste, fondé sur la fuite de quelque chose qui m'incommode dans ma vie? Ai-je déguisé un vide intérieur en une soif de découvrir un monde à l'étranger de moi même?

 

Pourquoi, après tout, faire ainsi un saut si solitaire?

 

Bilan psychanalytique à part, j'ai cumuler les secondes de silences et de réflexions afin de lui répondre que "non, du moins, je ne crois pas".

 

Mon désir de partir, vient surtout de ma curiosité. Envers le monde, mais surtout envers moi même, ma capacité à survivre et même m'épanouir au millieu de l'inconnu.

 

Au fond, bien au contraire, je part car j'ai une richesse qui demande à être dépensée. Celle d'une culture enrichie par la diversité que l'on cultive en grandissant à Montréal. Et celle d'une conscience sociale que l'on développe lorsque l'on comprends mieux les inégalités sociaux dans ce monde, sans pour autant les accepters. Entre "partir" et "quitter", il y aurait, au delà de la sémantique, un monde de différence. 

 

Brel en serait rassuré, mon choix et de partir, et non de quitter.